Tibo

Retour  

Une amitié à ne pas gâcher, c’est sur j’ai de la bonne volonté mais avant d’aller me coucher, j’ai envie de coucher ça sur l’papier, un peu déstructurer mes idées et mieux les analyser. Ca me fait baliser mais sans compter sur des progrès, j’me rends compte que j’suis trop à coté de la plaque quand je craque. J’mérite p’tet une paire de claques, ça me met patraque mais j’veux pas m’prendre des coups de matraque, faut bien qu’je traque le micmac qui m’gratte le cœur pour mon malheur, je r’cherche pas l’ame sœur mais j’cherche un peu d’chaleur ou me blottir et sans mentir, j’crois qu’le pire c’est que j’suis jamais sur de ce que j’peux r’sentir.

J’aime a la pelle, elle est pas belle la vie, mais si un jours les seringues mortes se ramassent a la pelle, faudra p’tet se dire que cette vengeance est cruelle pour moi-même de n’être pas capable d’assurer avec les p’tites tacepés, mais bon faut pas se leurrer, j’suis pas un cas, ça se saurait si c’était si simple d’être succinct quand on sent si bien le sang circuler dans ses veines de sentir ce cœur en peine qui se plaint de sa pauv’haine qu’il cultive, arriviste, il s’incline surpris par cette vie pleine d’urine. On s’calcine les synapses dans une spirale sinueuse pleine d’une lueur brumeuse, presque affreuse, lumineuse, mais odieuse.

Tout est teinté de vert, verser dans l’verre vidé, d’la colère, il est mystère et boule de nerf celui qui s’fait respecter à coup de lanières. Il a ses raisons, faut dire sa mère lui mettait les fesses a l’air pour lui botter l’derrière quand elle était vénère, la galère, normale quand la vie d’vient amère, on s’présèrve dans la misère ! Mais bon j’mégare par mégarde, j’ai lâché la trame de mon histoire, j’pars en couille sur la vie de quelqu’un qui vie sûrement et qui n’est pas qu’un enfant, c’est dur de faire la fête quand t’as pas les moyens et ça t’prends la tête d’ramasser les miettes, d’avoir l’air d’un moins que rien. J’suis pas un chien, merde, j’crois pas au destin, mais r’découvrir sa faim à de bonnes fins, bien sur à la fin ça ne changera rien, bien que j’tienne a pleins de gens biens, c’est pas la peine de faire de serments, on s’quitte tous un jour, pour toujours, sans amour ni haine, mais dans la vie arrive plus tot qu’on l’pense « the end »… «  bon bah t’es gentil mais tu sers à rien, alors pas de rififi ou alors j’lâche les chiens » pas d’PB man, j’aime pas les pannes de micro, alors ton appart miteux d’macro mytho, tu t’le fourres jusqu’à l’os, « No quiproquos », je veux pas d’un escroc pour m’faire la peau, range ton esbroufe ou j’te cartouche à coup de shoot, faut dire tu m’dégoutes, et j’suis pas près de partir en déroute !

En bref pour être clair, j’galère pour faire mes prières et savoir ne serait-ce que s’que je veux faire ce serait déjà plus pépère mais si en plus j’repère mes repères, ça pourrait p’tet me plaire.

Mais chercher un sens à son existence, sans dernière chance quand t’entre en transe, après tant et tant de temps, tu finis plus vite que tu penses enterrer, parce qu’on te prend pour un taré, toi qu’a pas les idées carrées, toi et ton insolence, t’auras cette déchéance à cause de ta putain d’dépendance, tu finiras au moins a jouvance, sans idéaux, toi et tes désirs morbides, toi qui pense qu’a baiser, ton orgie suicidaire, ton corps qui tombe et ce nom sur ta tombe, de tes larmes qui inonde mon sang qui coule a flot dans s’grand chaos !

Ca y’est t’es mort, pourtant t’avais plus tort, mais trop de dolor dans ce connard de corps, les marques du cutter termine les lignes des veines que la haine emporte sous les coups d’la colère . Marche ou rêve on t’avait dit, tu veux pas vivre en violant les règles que ce monde de merde a instauré. Mort aux vaches, on s’enmerde à faire respecter l’ordre des choses, que les doses enfoncent à coup de couteau et coup de tringues, que la coke snifé amène a l’osmose de l’harmonie enkylosée arrosée par les larmes que les drames de la vie ramène à coup de lames mal arrimées a ton balai dans ton putain de cul tellement profond qu’la noirceur d’tes entrailles tenailles la mitraille oublié par ce raille de poudre.

La philosophie de la vie t’amène a croire que tu peux toujours ressusciter de tes péchés, ceux qui t’ont consumé, brûlé, emmené bien loin du paradis.

En fait dix septs ans a subir cet état de choc amené par la dureté de notre époque…


Tibo, 18ans

 

Retour  

accueil  |  début  |  contenu  |  slam & poésie  | Textes | Re-Textes
CV
infos | Calendrieraide  |  sortie