Méditations nocturnes ou l'enfance de la Lune (Rock&Roll)

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(Février 91, guerre du Golfe etc.)
 
On danse dans les salons
A l'abri des cloisons
Un automate dehors 
Dit les muselières du corps
Les saccades irréelles 
Dénoncent la peur mortelle
Qu'ici et maintenant
Vivent la chair et le sang

Ailleurs et autrement 
Certains sans faire semblant
Écoutent le bruit des armes
Préparent déjà les larmes
Sans un bruit, résignés
à l'atroce destinée
Que d'autres l'air désolés
Pour eux ont décidé

Qui donc a l'intuition 
Que l'imagination
D'un autre possible
Serait susceptible
De briser les scellés
Du mot fatalité?
Fous, rêveurs acharnés
Seuls pour cette vérité

Au nom de quelle décence 
L'homme cultive en silence
Son ultime cancer
Niant qu'il désespère
Il refuse le cri 
De sa souffrance bannie
Dévoré par l'envie
Il ignore ce qui vit

Affronter la nuit noire
Et renaître ce soir
Accepter de comprendre
Pour balayer les cendres
Sors un peu de chez toi
Réapprends les vrais lois
Et si tu sais tenir
Tu trouveras un sourire.
 

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