Chantal Carbon & CATMAT

à 2 : 24.09.07

L'AUTRE

 

Rencontres de hasard
Le soir dans un bar
Ici ou là-bas.
Quand on ne fait que passer,
L’autre est toujours passionnant
Croiser l’étranger est vraiment enrichissant.
Parce que sans suite ?
Pas de responsabilité à assumer ?
Pas d’individu dans sa globalité
A accepter…
Tu prends ce qui te plais
Délaisse les aspects
Qui pourraient froisser.
La solitude
Incline à la mansuétude
Il y a des r’gards dans tous les coins.
Frôlement des mains,
Contacts humains,
Puis chacun repart son chemin.

De ma fenêtre le ciel gris
Trop bas, trop lourd
Qui pèse comme un couvercle
Sur mes épaules alourdies
Le poids de 1000 soucis
Sans intérêt pourtant
Tout comme ces petites joies
Ne m’intéressent pas vraiment
Demain c’est un peu long
Alors je voulais partir loin
Mais loin bien sûr c’est pareil
Paré des vêtements quotidiens

Il y a le cœur de l’humain qui
S’affole à l’idée de sa fin.
Chaque jour manger à sa faim
Toujours partagé entre
Crainte et curiosité de l’autre et du lendemain.
Frôler le sacré
De la complexité
Les détours
Envolées d’évidence
De chaque être en mouvance

Je rêvais de m’enfuir
Ici c’est pas chez moi
Mais non, tu ne pars pas !
C’est le monde qui s’en va.
Alors, regarde, regarde,
Le monde est toujours là
C’est toi qui ne le vois pas.
Attends !

A chacun sa peur.
Accepter la différence
D’un exotisme lointain
Ou d’une rencontre sans lendemain
Renvoi chez certain
Fragilité des certitudes
Explosés repères et habitudes :
Tenir sa place dans l’univers
N’est pas une mince affaire !

Je ne suis pas cet autre
Et tu n’es pas comme moi
Je voudrais être une autre
Toi tu deviendrais moi
C’est ainsi que passe la vie
Quand on n’accepte pas
Ce n’est pas toi qui pars
C’est le monde qui s’en va.

J’ai dans mes mains
2 destins :
Des gens qui passent
Et laissent traces
D’une infinie nécessité.
Il est des inconnus
Qui bousculent et cisèlent mon identité,
Affinent à jamais mon humanité.
Et toi,
Qui m’a appris à rester là.
Confronter l’autre au quotidien
De lassitude en gros chagrin
De p’tits matins en lendemains
Se dessiller le cœur
A coup d’bonheur !
Improbable voyage…
Je vois large
Et sème les graines de quelques ami-e-s vrai-e-s.

Les racines sont partout

Là où se posent mes pieds
Regarde moi s’il te plait
Que je vois mon reflet
Alors, peut être, peut être que
Ce n’est pas moi qui reste
C’est le monde qui sourit





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